« Quête d'un bonheur perdu »
Le deuxième livre d’Antonino Mercuri
« Quête d'un bonheur
perdu » réveille l'émotion et
l'élan ressentis à la lecture du précédent ouvrage d'Antonino Mercuri "Au plus profond de soi-même... l'enfance"
(1) Déjà, il nous exhortait à développer en nous l'humanité pour pallier les
souffrances de l'enfant qui sommeille en chacun, enfant ignoré dans ce qu'il
est, arrêté dans son épanouissement, enfant trop aimé, mal aimé et qui
désespérément cherche l'amour, l'amour qui lui donnera la vie.
Le bonheur se perd très tôt et la quête de ce bonheur perdu ne peut
trouver son accomplissement que dans l'émergence d'une humanité.
Aujourd'hui, le monde est en crise et cela s'explique parce qu'il
n'est que pouvoir, puissance et force. Nous avons fait de notre vie une machine
à produire. Le carcan social est lourd à porter d'autant plus lourd qu'il est
mondial et qu'il représente la forme dans laquelle chacun s'identifie. Le monde
n'est pas peuplé d'humains mais d'individus qui oeuvrent individuellement dans
un isolement profond.
Comment dans un contexte
d'une telle actualité, l'humain peut-il s'épanouir et devenir ?
Nous avons un besoin
d'humanité que nous refusons d'admettre, un besoin d'amour que nous ne voulons
pas mesurer. Dans cet aveuglement de nous-mêmes, nous nous sentons impuissants
bien que nous soyons remplis d'une force furieuse d'avoir plus, toujours plus :
plus de pouvoir, plus de richesse, plus de reconnaissance, illusion du bonheur
pour museler notre souffrance.
"L'être humain [...] est avant tout
être et humain à condition que lui soit donné sa pleine capacité d'exister dans
son humanité"
En absence d'être,
l'humain n'existe pas. Et sans amour nous n'avons pas d'humanité.
"L'être est un souffle qui trouve sa source dans l'existence"
La recherche du bonheur
perdu se situe là, dans l'appel à l'être pour que la vie vivante et existante
frémisse en chacun et que se réalise l'humain et l'humanité.
Antonino Mercuri nous ouvre à ce que nous
vivons et que nous ne pouvons voir tant nous sommes engloutis, et il nous
montre que nous sommes coupés de notre humanité.
Trente-quatre textes composent ce livre de référence pour que
s'engage en soi une réflexion profonde qui mène à la découverte de données
insoupçonnées, appel intense à ne plus se faire l'écho des folies de ce monde
tout en vivant dans ce monde.
Préfacé par Christiane Chappedelaine,
journaliste
(1) Editions "Le
souffle d'or"
« C’est toujours délicat de s’ouvrir et de se donner
à l’autre. Et pourtant, je viens de l’écrire, mon livre s’intitule "Quête d’un
bonheur perdu". Il est à la fois être et humain.
Je suis heureux si nous le partageons ensemble. »
Antonino Mercuri